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Cameroun : Crime: Plus de 3500 civils assassinés en zone anglophone par l’armée en 2020

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La rédaction de ledefenseur.com revient sur les différents assassinats et massacres perpétrés par des soldats camerounais dans le Cameroun anglophone, sur la base des témoignages des familles des victimes et des ONG locales.

Enfants, femmes, personnes âgées, jeunes. Tous sont passés par la faucheuse cette année 2020 comme depuis le début du conflit anglophone. Au total, plus de 3500 civils victimes de la folie meurtrière des soldats camerounais dans le British Southern Cameroons (Nord-Ouest&Sud-Ouest), d’après les données collectées auprès des sources et ONG locales par votre journal en ligne ledefenseur.com. 

L’année 2020 a été marquée par deux massacres qui ont ému l’opinion internationale. Il s’agit du massacre le 14 février 2020 d’une vingtaine de personne (dont une femme enceinte et une dizaine de jeunes enfants) de Ngarbuh (Nord-Ouest) et du massaçre de 7 élèves du Mother Fransisca Bilingual Academy de Kumba (au Sud-Ouest) survenu le 24 octobre 2020. Le carnarge au bilan le plus lourd de  2020 mais qui est passé inaperçue c’est celui survenu à Bafut (Nord-Ouest) en décembre 2020 et ayant causé près de 75 morts parmi les civils.

Soldats camerounais et indépendantistes armés s’affrontent depuis janvier 2018. Pendant que le gouvernement camerounais entend préserver l’unité des deux Camerouns anglophone et francophone, les indépendantistes anglophones estiment que la République du Cameroun, indépendante depuis le 1er janvier 1960 sans « la partie anglophone » n’a pas le droit d’exercer sa souveraineté sur le Southern Cameroons, indépendant quant à lui depuis le 1er octobre 1961. Cette guerre est lourde de conséquences notamment en termes de victimes civiles, prises pour cible l’armée camerounaise qui reproche à la population civile locale de ne pas vouloir lui fournir les renseignements nécessaires lui permettant de traquer les séparatistes armés.

Michel Biem Tong

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