Accueil»Dernières Infos»Cameroun: Dérive autocratique: Amnesty International sonne l’alerte 

Cameroun: Dérive autocratique: Amnesty International sonne l’alerte 

1
Partages
Pinterest Google+
D’après un rapport de l’ONG internationale, depuis fin septembre dernier, le pouvoir Biya réprime systématiquement toutes les voix dissidentes par des emprisonnement arbitraires et les procès devant les tribunaux militaires. 
« Les autorités doivent mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires massives et libérer immédiatement les prisonniers de conscience. », a déclaré Fabien Offner, chercheur Afrique centrale et Afrique de l’Ouest d’Amnesty International, dans un communiqué rendu public le 9 décembre dernier.
Selon l’ONG Internationale :”Sur au moins 500 personnes arrêtées en lien avec les manifestations du 22 septembre – en majorité des militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition) – au moins 160 sont aujourd’hui en détention. Parmi elles, 13 ont été condamnées à des peines de prison ferme par des tribunaux civils, et 14 ont été renvoyées devant un tribunal militaire”.
Image de la marche du 22 septembre dernier à Douala
Amnesty International dénonce l’usage systématique du Tribunal militaire contre des civils par les autorités camerounaises : “« Les actes de torture ou autres souffrances infligées par les agents de la DST à des personnes arrêtées doivent faire l’objet d’une enquête impartiale et indépendante et les principaux responsables identifiés et sanctionnés », a déclaré Fabien Offner.
L’ONG internationale a également dénoncé les actes de torture dont ont été victimes des personnes interpellées par la police: “Les actes de torture ou autres souffrances infligées par les agents de la DST à des personnes arrêtées doivent faire l’objet d’une enquête impartiale et indépendante et les principaux responsables identifiés et sanctionnés”, a déclaré Fabien Offner.
Michel Biem Tong
Article précédent

Egypte: Détention arbitraire : L'épouse d'un militant des droits humains interpelle Emmanuel Macron

Article suivant

Cameroun: Massacre de Ngarbuh : Human Right Watch appelle à interpeller les commanditaires