Accueil»Dernières Infos»Cameroun : Détention arbitraire : Le REDHAC au secours de Sébastien Ebala

Cameroun : Détention arbitraire : Le REDHAC au secours de Sébastien Ebala

0
Partages
Pinterest Google+

Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale dénonce la détention arbitraire du cyber-activiste Sébastien Ebala, enlevé puis torturé par la redoutable Division de la Sécurité Militaire (SEMIL) le 17 avril 2020. Détenu à la prison centrale de Yaoundé, attendu ce 22 juillet 2021 au Tribunal de première instance de Yaoundé-centre administratif pour une énième audience, Sébastien Ebala est accusé d’avoir appelé à manifester pour exiger le départ de Paul Biya et l’installation de l’opposant Maurice Kamto. Dans la déclaration ci-dessous, le REDHAC interpelle le gouvernement camerounais :  

(Douala-Cameroun, le 21 juillet 2021) : Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC), vivement préoccupé par la restriction de l’espace civique, condamne avec la dernière énergie la détention arbitraire de Sébastien EBALA, cyber journaliste incarcéré à la prison centrale de Kodengui à Yaoundé, et exige sa libération lors du procès du 22 juillet 2021, au Tribunal de Première Instance de Yaoundé. Le 22 juillet 2021 va se tenir devant le Tribunal de Première Instance de Yaoundé, l’audience de Sébastien EBALA, cyber journaliste contre l’Etat du Cameroun. Il est accusé de « Appel à manifestation non autorisée ; Outrage au Chef de l’Etat ; Cyber criminalité ; Propagation de fausses nouvelles ».

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) reste préoccupé par le maintien en détention de Sébastien EBALA depuis un (01) an. Il s’agit bel et bien de la violation des Directives et Principes à un procès équitable en Afrique de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples comme le stipulent les articles 5, 6, 7 et 26 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples ; des conventions et autres instruments des Nations Unies notamment le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP) qui en son article 9, alinéas 1 et 5, disposent que : «1. Tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne. Nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire. Nul ne peut être privé de sa liberté, si ce n’est pour des motifs et conformément à la procédure prévus par la loi. (…) 5. Tout individu victime d’arrestation ou de détention illégale a droit à réparation » ; et le Code de Procédure Pénale camerounais.

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) vous prie de prendre des actions urgentes pour :

– Exiger la libération sans condition et immédiate de Sébastien EBALA lors de l’audience du 22 juillet 2021, ainsi que l’abandon des poursuites et une réparation conséquente pour tous ses droits violés ; – Demander que soient assurées la protection et la sécurité physique, psychologique et morale de Sébastien EBALA ; – Recommander à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples (CADHP) et aux Nations Unies d’exiger du gouvernement camerounais :

  • le respect des instruments nationaux, régionaux et internationaux des Droits de l’Homme plus précisément le code de procédure pénale du Cameroun, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, les Directives et Principes pour un procès équitable en Afrique de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ;
  • le respect de la Convention contre la torture et les traitements inhumains et dégradants et autres actes de traitements inhumains et dégradants ; • le respect du Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques ;
  • la mise en place d’un cadre juridique pour la protection légale des Défenseur(e)s des Droits Humains et des journalistes en adoptant la loi portant « Promotion et Protection des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale »

ledefenseur.com

Article précédent

Burundi : Disparitions forcées : Le chef de l’Etat nie, la société civile condamne

Article suivant

C'est l'article le plus récent.

Aucun Commentaire

Laisser un réponse