Accueil»Dernières Infos»Cameroun : Liberté de presse : Un journaliste détenu annonce une grève de la faim

Cameroun : Liberté de presse : Un journaliste détenu annonce une grève de la faim

0
Partages
Pinterest Google+

Arrêté le 17 août 2020 à Yaoundé et illégalement détenu depuis le 7 mars 2021, le journaliste Emmanuel Mbombock Mbock Matip annonce une grève de la faim dès le 20 mai pour protester contre sa détention sans jugement à la prison centrale de Yaoundé.

Le directeur de publication du journal Climat Social et défenseur des droits humains Emmanuel Mbombock Mbock Matip a annoncé à la rédaction de ledefenseur.com que dès le 20 mai prochain, jour de fête nationale au Cameroun, il entend entrer en grève de la faim depuis la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Le journaliste veut ainsi protester contre le blocage de la procédure judiciaire contre lui et surtout sa détention qu’il qualifie d’illégale.

En effet, le Tribunal militaire de Yaoundé n’a pas renouvelé son mandat de détention provisoire arrivé à expiration le 7 mars dernier. De plus, depuis le 7 septembre 2020, date de son interrogatoire chez le lieutenant-colonel Baudoin Misse Njone, juge d’instruction audit Tribunal, la procédure n’a plus jamais connu de suite.

Accusé de « propagation de fausses nouvelles », Emmanuel Mbombock Mbock a été enlevé le 17 août 2020 à son domicile à Yaoundé par des agents de la Division de la Sécurité Militaire (SEMIL). Handicapé moteur depuis près de 30 ans, Mbombock Mbock Matip dit avoir été molesté par ces agents SEMIL avant d’être jeté en cellule au secrétariat d’Etat à la défense.

Au moment de son arrestation, Mbombock Mbock Matip enquêtait sur un réseau de vol de véhicules en Afrique de l’Ouest entretenu par de hauts responsables de la présidence de la République ainsi que sur une affaire de coup d’Etat planifié par de hauts gradés de l’armée camerounaise et dans un audio adressé au président de la République, Paul Biya, Mbock Matip a cité le colonel Bamkoui Emile, patron de la Division de la Sécurité Militaire. Deux organismes internationaux de défense de la liberté de presse que sont le Comité de Protection des Journalistes et Reporters Sans Frontières, continuent d’appeler à sa libération.

Michel Biem Tong  

Article précédent

Cameroun : Scandale : 4 prisonniers exécutés sommairement à Nanga Eboko

Article suivant

Kamerun: Pressefrihet: Arrestert journalist kunngjør sultestreik