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Cameroun: Marche du 22 septembre : Le Redhac dit non au Tribunal militaire pour juger les manifestants

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Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale dénonce l’usage abusif de la loi anti-terrorisme contre les manifestants pacifiques et invite le gouvernement camerounais à assurer la protection des défenseurs des droits humains.

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RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN : LES MILITANTS DU MOUVEMENT POUR LA RENAISSANCE DU CAMEROUN (MRC) ET DE STAND UP FOR CAMEROON DEVANT LES TRIBUNAUX MILITAIRES 

NOTE DE POSITION DU REDHAC 

Le 22 septembre 2020, le parti politique de l’opposition Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a organisé des manifestations pour demander la résolution de la crise sociopolitique dans les régions du Nord Ouest et Sud-Ouest et la révision du système électoral. 

Des centaines de militantes et militants de ce parti ont été arrêtés et la plupart sont aujourd’hui traduits devant les tribunaux militaires en particulier celui de Douala. Les plus emblématiques. Ils comparaissent par vagues ce qui complique le suivi du dossier. A titre illustratif, 

  • Le 05 mai 2021, une vague de 23 militants dont une femme avaient comparu et l’affaire avait été renvoyée au 2 juin 2021 ;
  • Le 12 mai 2021 autre vague composée de MILOUMI BEAS Salomon, TEMAPI KAMENI Roger Hugor et 2 autres ainsi que les 4 jeunes de Stand Up for Cameroon, l’affaire a été renvoyée pour le 09 juin 2021

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) : 

  • Exprime sa vive préoccupation quant au maintien de tous ces militants y compris les femmes en prison juste par qu’ils ont exprimé leur droit à la liberté d’opinion et de manifestations pacifiques ;
  • S’inquiète de l’utilisation des tribunaux militaires tous azimuts sur les défenseurs, les journalistes et les militants de la démocratie ainsi que des dispositions de la loi N° 2014/028 du 23 décembre 2014 portant répression de terrorisme nouvelles dispositions art 74, 96, 116(a) , 231(1-a) et 232(2) du code pénal.

De tout ce qui précède, 

Le REDHAC recommande à l’Union Africaine et à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) et aux Nations Unies d’exiger du Gouvernement Camerounais : 

1- La libération sans condition et l’abandon pur et simple des accusations ainsi que la réparation et indemnisation conséquentes à tout(e)s les mis en cause du MRC et de Stand Up for Cameroon; 

2- Le respect scrupuleux : 

  • La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples,
  • Déclaration de Principes sur la liberté d’Expression en Afrique,
  • Directives et principes sur le droit à un procès équitable et à l’assistance judiciaire
  • Principes et directives sur les droits de l’Homme et des peuples dans la lutte contre le terrorisme en Afrique ;
  • Lignes Directrices sur la liberté d’association et réunion en Afrique
  • Résolution 336 sur les mesures de protection du travail des femmes défenseures des droits de l’Homme
  • Le Pacte des Nations unies sur les droits civils et politiques.
  • Déclaration Universelle des droits de l’Homme
  • Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques
  • Déclaration sur le Droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’Homme et les libertés fondamentales universellement reconnus
  • Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne

Le REDHAC : 

Encourage le Gouvernement Camerounais à prendre toutes les mesures adhéquats pour la protection légale des Défenseur(e)s des Droits Humains, des journalistes et des militants de la Démocratie en adoptant la loi portant « Promotion et Protection des Défenseurs ». 

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