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Cameroun: Massacre de Ngarbuh : Human Right Watch appelle à interpeller les commanditaires

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Alors qu’approche l’ouverture du procès de 3 soldats au Tribunal militaire de Yaoundé, l’ONG internationale plaide pour que les donneurs d’ordre de cette boucherie humaine survenue le 14 février dernier soient également traduits en justice.
“Il faut garantir un procès équitable et sécurisé, et poursuivre tous les responsables”, souligne l’ONG internationale Human Right Watch dans son rapport publié ce 14 décembre 2020 sur son site internet. Le procès de  2 soldats et 1 gendarme camerounais s’ouvre le 17 décembre 2020 au Tribunal militaire de Yaoundé. Les 3 hommes en tenue sont accusés de meurtres, d’incendie criminel, de destruction, de violence contre une femme enceinte et de violation de consigne, au cours d’un raid sur le village Ngarbuh (dans le nord-ouest anglophone) le 14 février dernier. 21 personnes dont de jeunes enfants avaient trouvé la mort suite à cette attaque armée.
Si l’ONG se félicite du pas franchi vers la justice pour les survivants et les membres des familles des personnes tuées, ce procès, selon Human Right Watch, laisse planer des inquiétudes quant à une procédure juste et équitable : “Dix sept membres d’un groupe d’autodéfense et un ancien combattant séparatiste ont également été inculpé mais sont toujours en liberté, tandis que les officiers supérieurs des forces de sécurité susceptibles d’avoir des responsabilités dans la chaîne de commandement n’ont pas été arrêtés ni inculpés.”, souligne le rapport de Human Right Watch.
L’organisation exprime également ses craintes quant à la sécurité de toutes les parties à ce procès: “Les autorités camerounaises, avec le soutien de partenaires, y compris l’ONU, devaient…garantir la sécurité de tous ses participants, notamment les accusés, les témoins et les défenseurs des droits et les journalistes impliqués dans le procès”, recommande Human Right Watch.
Michel Biem Tong
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