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Centrafrique : Cour pénale internationale : Le procès de 2 miliciens anti-Balaka s’ouvre ce 16 février

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Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona sont accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Un mandat d’arrêt international avait été lancé contre ces chefs miliciens anti-Balaka fin 2018.

Après avoir été reporté il y a une semaine pour cause de COVID-19, le procès d’Alfred Yetakom et de Patrice-Edouard Ngaïssona s’ouvre enfin ce mardi 16 février 2021 devant la Cour pénale internationale (CPI). Ces deux chefs de la milice anti-Balaka, en République centrafricaine, sont accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

D’après l’ONG Human Right Watch, Alfred Yekatom est sous le coup de 10 chefs d’accusation de crimes de guerre et 11 de crimes contre l’humanité tandis que sur son co-accusé pèsent 16 chefs de crimes de guerre et autant de crimes contre l’humanité. Ces crimes vont des attaques contre la population civile au meurtre en passant par les attaques contre des édifices religieux, la déportation ou le transfert forcé de population, le déplacement de population civile, la persécution et l’enrôlement d’enfants soldats.

Le 11 novembre 2018, la CPI a émis un mandat d’arrêt contre Alfred Yekatom. Celui contre Patrice-Edouard Ngaïssona a été délivré le 7 décembre 2018. L’audience de confirmation des charges à la CPI s’est tenue du 19 au 25 septembre et le 11 octobre 2019. Le 11 décembre 2019, la Chambre préliminaire 2 a confirmé de manière partielle les charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité portées contre les deux chefs miliciens.

La milice chrétienne anti-Balaka a émergé suite à la chute du président François Bozizé, renversé le 24 mars 2013 par une coalition de groupes rebelles composés majoritairement de  musulmans appelée Séléka. La particularité de cette milice était de cibler la communauté musulmane qu’elle associe à la Seleka. Les anti-Balaka sont nés des cendres de milices qui sévissaient sous François Bozizé et qui étaient à la solde de ce dernier.

Selon un communiqué de la CPI, au cours de l’audience de ce jour : « l’Accusation, les représentants légaux des victimes et la Défense de M. Ngaïssona présenteront leurs déclarations liminaires. La Chambre a accordé six heures à l’Accusation, trois heures au représentants légaux des victimes, à répartir entre eux, et trois heures à la Défense de M. Ngaïssona.La Défense de M. Yekatom fera ses déclarations liminaires au début de la présentation de ses preuves. Le procès devrait reprendre ensuite le 15 mars 2021, date à laquelle l’Accusation commencera à présenter ses preuves et à citer ses témoins devant les juges ».

Michel Biem Tong  

 

 

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