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Centrafrique: Présidentielle 2020: Ce que la société civile attend des candidats

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L’ONG Amnesty International vient de publier un manifeste dans lequel il attend des candidats à la présidentielle du 27 décembre prochain des poursuites judiciaires envers tous les responsables de crimes de guerre en Centrafrique, si l’un d’eux est élu président de la République. 

Lutte contre l’impunité. C’est sous ce signe que doit être placé le prochain mandat présidentiel en République centrafricaine. C’est du moins ce que souhaite Amnesty International. Dans un manifeste adressé aux candidats à la présidentielle du 27 décembre prochain, l’ONG internationale invite ces derniers à s’engager, au cas où l’un d’eux est élu président de la République, à faire poursuivre sans faiblesse tous les responsables de crimes de guerre et de crime contre l’humanité commis lors d’affrontements entre groupes armés que connaît le pays depuis 2002.
L’ONG part du constat selon lequel malgré la présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), malgré la signature des accords de paix notamment celui paraphé à Khartoum au Soudan en février 2019, la paix demeure précaire, les groupes armés continuent de commettre des exactions sur des populations civiles.
Amnesty International fait également remarquer que “des personnalités, membres identifiés des groupes armés responsables de crimes relevant du droit international ont continué à occuper des postes de responsabilités politiques importantes notamment au sein des gouvernements de 2017 et de 2019”, lit-on dans le manifeste.
Aussi, Amnesty International a t-elle invité les candidats à l’élection, au cas où l’un d’eux est élu, à : suspendre de leurs fonctions officielles toutes les personnes faisant l’objet d’une enquête ou de poursuites pour crimes de droit international ou autres atteintes graves aux droits humains, qu’elles appartiennent à l’armée, au gouvernement ou à tout autre organisme de l’Etat; faire abolir la peine de mort pour tous les crimes, conformément aux recommandations que la RCA a acceptées lors de ses deux derniers examens périodiques universels par les Nations Unies ; etc. (ci-dessous, l’intégralité du manifeste).
Michel Biem Tong
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