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Congo : Liberté d’expression : 2 militants des droits humains arbitrairement détenus

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D’après une alerte diffusée par une coalition d’ONG congolaises et internationales, un journaliste et un militant des droits humains sont victimes de détention arbitraire de la part du régime Sassou Nguesso.Le premier a été enlevé sur son lit d’hôpital et jeté en prison le même jour, le second est pris en otage par les services secrets congolais depuis plusieurs jours.

Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo

Sale temps pour les journalistes et militants des droits humains au Congo Brazzaville. D’après un communiqué conjoint de plusieurs organismes de défense des droits humains tels que la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), la Plateforme des ONG des droits de l’Homme et de la démocratie (Rép. Congo) et Reporters Sans Frontières (RSF), le défenseur des droits humains Dr. Alexandre Ibacka Dzabana et le journaliste Raymond Malonga, directeur de publication du journal satirique « Sel-piment », sont détenus dans les geôles du régime de Sassou Nguesso depuis plusieurs semaines.

Selon le communiqué rendu public le 29 mars dernier, Dr Alexandre Ibacka, âgé de 77 ans, est détenu à la Centrale d’intelligence et de la documentation (services secrets) depuis le 11 mars dernier, sans possibilité d’avoir accès ni à sa famille ni à ses avocats. De plus, le militant des droits humains à des sérieux soucis de santé et selon ces organisations, la Centre d’intelligence et de la documentation est réputée pour les tortures et autres traitements cruels, inhumains et dégradants que l’on y inflige aux victimes. Quant au journaliste Raymond Malonga, le communiqué indique qu’il a été enlevé le 2 février 2021 sur un lit d’hôpital à Brazzaville alors qu’il était malade de paludisme. L’homme de média a été placé le même jour sous mandat de détention provisoire pour avoir accusé de détournement de deniers publics l’épouse de Jean Dominique Okemba, directeur du Conseil national de la sécurité.

Fort de ce qui précède, la coalition d’ONG soutient que : « Les détentions illégales et arbitraires de Dr. Alexandre Ibacka Dzabana et de Raymond Malonga illustrent une situation plus que jamais critique au Congo, caractérisée par une multiplication des attaques contre les libertés fondamentales de la part des autorités nationales qui pourraient s’accroître après la tenue de l’élection présidentielle le 21 mars 2021 alors que les regards internationaux se détournent du Congo ». Aussi, ces organisations appellent-elles les autorités congolaises à libérer immédiatement Dr. Alexandre Ibacka Dzabana et Raymond Malonga, à respecter les droits de la défense de Dr. Alexandre Ibacka Dzabana et de Raymond Malonga et  à mettre un terme à toutes les attaques à l’encontre des défenseurs des droits humains, entre autres recommandations.

Michel Biem Tong

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