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Libéria : Liberté d’expression : La police aux trousses d’un militant de l’opposition

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Mo Ali, ex-secrétaire général du Unity Party, a été questionné ce lundi 22 mars à Monrovia par la police. En cause, un post Facebook de l’opposant que cette dernière lie à l’attaque à la bombe du domicile du président de la Commission nationale des élections survenue quelques jours après ladite publication. Le Unity Party quant à lui dénonce des manœuvres d’intimidation.

C’est porté en triomphe par ses militants et sympathisants que Mo Ali est sorti du siège de la Liberia National Police à Monrovia ce lundi 22 mars 2022. Le secrétaire général du Unity Party, un parti de l’opposition avait rendez-vous avec la police nationale pour une audition. Mo Ali était déjà attendu le 19 mars dernier à la police nationale mais n’a pas daigné se présenter. D’où un mandat d’arrêt lancé contre lui.

En effet, le 1er mars dernier, sur son compte Facebook, l’opposant a posté : ““Dear National Elections Commission (NEC), we understand the ploy. But try it and you will see what is gonna be the end result”. Traduction : « Chère Commission nationale électorale, nous comprenons le stratagème. Mais essayez et vous verrez quel sera le résultat ». Quelques jours après la publication de cette déclaration sur Facebook, le domicile du président, Joseph Nagbe, tout comme le siège de la Commission nationale électorale seront l’objet d’un attentat à la bombe.

Pour la police nationale du Libéria, cette attaque est liée au post Facebook de Mo Ali. Voilà qui explique l’invitation des autorités sécuritaires à clarifier ses propos. Le Unity Party dénonce une manœuvre d’intimidation ainsi qu’une tentative de museler une voix dissidente au Libéria. Le post Facebook de Mo Ali faisait allusion à la volonté de la commission électorale de priver l’ex-ministre de la Défense, Brownie Samukai, de son siège de sénateur du comté de Lofa, suite à une décision de justice condamnant ce dernier à une amende de 1,4 millions de dollars pour détournements de fonds publics.

Le 8 décembre 2020, des élections sénatoriales partielles se sont tenues au Libéria. Un scrutin pas du tout gai pour le parti au pouvoir qui n’a gagné qu’un seul siège sur les 8 en jeu. D’après l’opposition, le régime de Georges Weah a engagé des manœuvres en vue de reprendre de l’avantage sur l’échiquier politique national, ceci en instrumentalisant la Commission nationale indépendante.

ledefenseur.com

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