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Mali : Elections, réformes : Les exigences de la société civile vis-à-vis de la Transition

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Au cours d’un point de presse à Bamako ce mercredi 31 mars 2021, des organisations de défense des droits humains ont invité la junte militaire à rendre public un programme de réforme électorale et institutionnelle dans de brefs délais.

Pour la société civile malienne, le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (MATD) est déterminé à garder l’architecture administrative actuelle en vue des prochaines élections. D’où son inquiétude puis la tenue le 31 mars dernier à la Maison de la Presse de Bamako d’une conférence de presse. Face aux hommes de médias, des organisations de la société civile que sont l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance, l’AJCAD (Association des jeunes pour la citoyenneté active), le consortium ELE-Citoyenneté Droits Humains Inclusifs, Tuwindi et Doniblog.

Au cours de cette conférence de presse, ces organismes de défense des droits humains ont invité la junte malienne à rendre public un chronogramme clair des réformes tant institutionnelle qu’électorale à apporter en vue des prochaines échéances électorales. La plate-forme a proposé la mise en place d’un  Organe de Gestion Électorale (OGE) unique qui soit indépendant.

La junte militaire du Mali

Les organisations de la société civile ont également proposé une révision des textes tels que la Constitution de la République du Mali du 25 février 1992 ; la Loi n°97-010 du 11 février 1997 modifiée, portant loi organique déterminant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle ; la Loi n°02-010 du 05 mars 2002 portant Loi organique fixant le nombre des conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités, les conditions de remplacement des membres de l’Assemblée Nationale en cas de vacance de siège, leurs indemnités et déterminant les conditions de la délégation de vote ; la Loi n°2016-048 du 17 octobre 2016 modifiée par la Loi n°2018-014 du 23 avril 2018 portant Loi électorale et la Loi n°05-047/ du 18 août 2005, portant Charte des Partis Politiques.

A cette même occasion, Dr. Ibrahima Sangho, de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance, a indiqué que la Transition n’a plus que 12 mois et que l’architecture institutionnelle actuelle, si chère aux autorités de la transition, est à l’origine de la crise postélectorale des élections législatives de 2020 ayant débouché sur le coup d’État du 18 août 2020 qui a renversé l’alors chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar. Dr. Ibrahim Sangho a à cet effet, invité les autorités de transition, les partis politiques et les organisations de la société civile à communiquer, informer et sensibiliser les citoyens sur les réformes à entreprendre et les étapes de la transition démocratique, en français et en langues nationales.

ledefenseur.com

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