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Niger : Crime : Des soldats tchadiens anti-terroristes accusés de viol

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D’après un communiqué d’une coalition d’ONGs africaines engagées dans la lutte contre la torture, des soldats tchadiens de la force multinationales sont accusés de viol sur une mineure et une femme enceinte dans une localité du sud du Niger. Le gouvernement tchadien a reconnu ces crimes de guerre er annoncé des sanctions à l’encontre des militaires impliquées.

Des soldats tchadiens sur un blindé

La révélation a été faite par Le Groupe d’Intervention Judiciaire SOS-Torture en Afrique. D’après sa déclaration du 8 avril 2021 : « à la suite d’une mission d’investigation, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Niger, a déclaré dans un communiqué de presse que ‘des soldats tchadiens engagés dans la lutte contre les djihadistes au Sahel, dans le cadre de la force multinationale du G5 Sahel, sont responsables de “viols” de plusieurs femmes à Tera, ville du sud-ouest du Niger’», peut-on lire dans le communiqué conjoint.

Selon cette déclaration commune : « Le gouvernement tchadien et la brigade prévôtale de Tera de la Force conjointe du G5-Sahel ont confirmé cette information, et annoncé que les “auteurs” de ces crimes, ont été “arrêtés” et “subiront les sanctions qui s’imposent” par les juridictions du Niger et du Tchad ». Les violences sexuelles ont été perpétrées sur une jeune fille de onze ans et sur deux femmes mariées dont une enceinte, à en croire le communiqué.

Aussi, le collectif des ONGs africaines invite-t-il l’Etat du Tchad à ouvrir « une enquête indépendante pour situer les responsabilités et punir les coupables en coopérant avec la République du Niger ». A l’État du Niger, il est demandé de « diligenter immédiatement une enquête indépendante et impartiale pour situer clairement les circonstances de ces violations et de protéger les civils des communautés concernées contre d’éventuelles représailles » : « La résolution 2359 du Conseil de sécurité de l’ONU du 21 juin 2017, qui encadre le déploiement de la Force conjointe G5-Sahel rappelle pourtant la nécessité de protéger les civils et la politique de tolérance zéro de l’Organisation des Nations Unies à l’égard de l’exploitation et des atteintes sexuelles notamment à l’encontre des femmes et des enfants », rappellent les ONGs.

Michel Biem Tong

 

 

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