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RCA: Présidentielle de 2020: L’armée et les rebelles accusés d’avoir tué des civils

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Dans une déclaration parvenue à la rédaction de ledefenseur.com, l’ONG Amnesty International fait remarquer que les deux parties en conflit  ont enfreint le droit international humanitaire avant et après la présidentielle du 27 décembre dernier en République centrafricaine.  

“En temps de conflit, les civils doivent être protégés et leur accès à l’aide humanitaire également. Toutes les parties au conflit, y compris les forces centrafricaines, étrangères et les groupes armés, doivent respecter leurs obligations en matière de droit international humanitaire”, déclare Abdoulaye Diarra, chercheur sur l’Afrique centrale à l’ONG Amnesty International. Ces propos sont contenus dans un communiqué que l’ONG internationale vient de rendre public et dans lequel l’organisation fait le bilan de la situation humanitaire et de l’état des droits humains en Centrafrique avant et après la présidentielle du 27 décembre 2020.  

D’après Amnesty International, “des témoignages, des images satellites et des analyses de photographies confirment la mort de 14 personnes dans un site religieux à Bambari la semaine dernière”. Selon l’ONG, la situation d’avant la présidentielle n’était pas plus reluisante: “Depuis le 17 décembre, la CPC a mené des attaques et occupé plusieurs villes… Du fait de la poursuite des combats et de l’occupation de parties du territoire par la CPC, les informations sur les conséquences du conflit sur les populations sont difficiles à obtenir. Cependant, des témoignages recueillis par Amnesty International, des analyses et vérifications d’images satellites, de vidéos et de photographies, confirment que dans ce contexte des civils ont été tués dans plusieurs villes dont Bambari au centre, et Bangui la capitale”, lit-on dans le communiqué d’Amnesty International. D’après l’ONG internationale, un jeune homme a été abattu le 11 janvier 2021 par les forces de défense et de sécurité centrafricaines pour avoir violé le couvre-feu décreté par les autorités le 7 janvier 2021.  

L’ONG fait également état de 240 000 déplacés internes depuis la mi-décembre. De plus, sur la base des données de Médecins sans Frontières (MSF) reprises par l’organisation, un centre médical soutenu par les équipes de MSF avaient été endommagé la semaine dernière avec des balles et des explosifs lors de ces mêmes combats. “L’organisation a confirmé avoir traité une trentaine de blessés dont huit femmes et neuf mineurs âgés entre 17 mois et 17 ans blessés par des balles et des éclats d’obus”. Amnesty International a également constaté que cette situation a des répercussions sur les prix des produits de consommation sur le marché: … Les prix sur les marchés avaient déjà augmenté avec la pandémie de COVID 19. Cette crise qui accentue l’inflation et l’accès des populations aux produits de première nécessité s’avère compliquée…”, mentionne le communiqué.  

Aussi Amnesty International invite-t-il les autorités centrafricaines “…à protéger les civils et diligenter des enquêtes judiciaires indépendantes sur les abus et les violations des droits humains perpétrés par des membres des groupes armés et des forces de sécurité”. 

Le Défenseur 

 

 

 

 

 

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