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Tchad : Mort d’Idris Deby : La société civile appelle à une transition civile

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Des organisations de la société civile au Tchad dénonce la prise de pouvoir par la junte militaire quelques heures après le décès du président tchadien, Idris Deby. Elles en appellent au respect de l’ordre constitutionnel.

Jacqueline Moudeïna, avocate et figure de proue de la société civile tchadienne

A peine proclamé vainqueur de la présidentielle du 11 avril dernier, le président tchadien Idris Deby Itno a trouvé la mort ce mardi 20 avril 2021 alors qu’il était menacé par les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT). Puis, un Conseil militaire de transition dirigé par Mahamat Deby Itno, le fils du président défunt, s’est mis en place, au mépris de la Constitution tchadienne qui a pourtant prévu que c’est le président de l’Assemblée Nationale qui gère la vacance de la présidence de la République jusqu’à l’organisation des prochaines élections présidentielles. Ce qui n’est pas du goût de la société civile tchadienne.

Dans un communiqué du 20 avril 2021 parvenu à notre rédaction, la Coalition de la société civile tchadienne appelle au « respect de l’ordre constitutionnel préétabli » et invite la junte militaire à la « mise en place d’une transition civile ». Au peuple tchadien, la Coalition demande « de rester mobilisé en vue de prendre en main son destin et de l’assumer, quel qu’en soit le prix ».

Surprise sans doute du silence de la communauté internationale suite à ce qu’il convient de qualifier de coup de force, la Coalition demande au « pays amis » du Tchad « de se mettre du côté du peuple tchadien » ainsi qu’au Conseil de Sécurité des Nations Unies de « condamner fermement cette tentative de mise en place d’une junte militaire » au Tchad.

Le porte-voix de la Coalition n’est autre que Me Jacqueline Moudeina, avocate et figure marquante de la société civile au Tchad.

ledefenseur.com

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